Ken Levine pour la fin de la notation AAA dans les jeux vidéo

Assassin’s Creed: Brotherhood – Les versions PS3 et Xbox 360 identiques
7 juillet 2015
Dragon Age III s’inspire de Skyrim et veut surprendre
7 juillet 2015

Patron d’Irrational Games, Ken Levine exprime toujours son opinion sur l’actualité et le devenir du jeu vidéo, un avis juste partagé par beaucoup de joueurs. L’actuelle bête noire de Levine concerne le triple A accordé aux blockbusters dans le jeu vidéo. À leur sortie, les titres sont vendus 60 $ (70 € chez nous), ce qui est à l’origine de nombreux mécontentements. Ce prix de vente est-il injustement élevé ? Ken Levine prend le micro …

Rejoignant les paroles de Cliff Bleszinski, le créateur de Bioshock pense que la notation devrait disparaître dans un jeu vidéo. Dans une interview accordée à l’Official Xbox Magazine, celui-ci confesse :

Je ne pense pas que ce scénario soit impossible. Je pense que vous êtes déjà en train de voir à certains degrés que les jeux qui surgissent à la surface sont, pour la plupart, les plus importants, les grandes expériences triple A, dans les rayons à 60 dollars. Car je pense que dans l’environnement économique, me demander 60 dollars, c’est beaucoup, ça doit vraiment être quelque chose de spécial.

En clair, Ken Levine pense que certains jeux se voient, à tort, estampillés Triple A. Vous payez le prix fort pour un jeu qui se révèle être d’une piètre qualité. Chacun de vous doit avoir au moins un exemple en tête …

Si vous sortez un jeu à 60 dollars qui n’ait pas quelque chose d’étonnant, vous vous foutez du monde si vous pensez que les gens vont sortir leurs porte-monnaie et payer pour ça, surtout quand la période économique est ce qu’elle est. […] Je suppose que ce n’est pas une bonne chose pour l’industrie, mais c’est la réalité, et tu as beau fermer les yeux et prétendre que ce n’est pas en train de se produire, je pense malgré tout que c’est le cas.

Le boss d’Irrational Games s’en prend donc aux éditeurs qui essaient de vendre leurs jeux au prix fort pour faire plus de profits, quitte à savoir que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Selon lui, les éditeurs doivent écouter et prendre en considération les avis des consommateurs et surtout « les respecter […] car ils ont une voix à propos de ce sujet ». Joueuses, joueurs, la parole est à vous … Devrions-nous priver les jeux vidéo du triple A ?