E3 2012 – Watch Dogs : nos premières impressions

Call of Duty: Modern Warfare 3 – Quelques informations sur le premier DLC
26 septembre 2015
Grand Theft Auto V : premiers bonus de précommande, nouveau trailer imminent
26 septembre 2015

Seule véritable surprise du salon, Watch Dogs fait beaucoup parler de lui depuis la conférence d’Ubisoft, où il fut dévoilé au travers d’une vidéo prometteuse. Graphiquement attirant, il se base sur un concept fort – pouvoir pirater une ville entière – pour prendre part à une aventure encore bien mystérieuse. Sur le stand du studio, Watch Dogs pouvait se laisser approcher en Behind Doors, via une quinzaine de minutes commentées, malheureusement pas jouables. Elles furent néanmoins suffisantes pour se faire un premier avis.

D’un point de vue background, Watch Dogs bénéfice d’un traitement très soigné, illustré par de longs mois de labeur rien que sur le scénario. Pour faire simple, le pitch prend place dans une société hyper connectée, régie par un système baptisé ctOS. Les conséquences sont désastreuses sur le plan humain puisque les habitants sont dénués d’une quelconque vie privée. Pris comme tel, c’est un peu une évolution de ce que nous sommes en train de vivre actuellement, et un futur possible si nous continuons à passer notre temps sur les réseaux sociaux, à être enregistrés à la moindre de nos actions (un simple achat, un passage chez le médecin…). Le hic, c’est que ctOS est désormais la cible de hackeurs suite à un virus…

Aiden fait donc partie de ces criminels et les séquences présentées nous permettaient de le voir à l’oeuvre, en pleine recherche d’un dénommé DeMarco. Il fallait enquêter dans un club privé, en sachant qu’il était possible de s’y rendre de plusieurs manières. En choisissant la porte d’entrée principale, notre héros devait au préalable désactiver les caméras de surveillance d’un simple clic et contourner les videurs. Apparemment, Watch Dogs offrira moult chemins différents, assurant à tout un chacun autant de façons de jouer. Sinon, Aiden possède plusieurs pouvoirs assez effrayants. Il peut tout savoir des personnages qui l’entourent, y compris leur état émotionnel (s’ils tendent à devenir violent, c’est indiqué). Et il a la faculté de contrôler certains objets électrifiés (exemple : les feux tricolores afin de déclencher un accident, utile pour s’échapper ou piéger une cible) et de passer de l’un à l’autre très facilement. En ce sens, la ville constitue une arme à part entière et il conviendra de s’en servir à bon escient pour prendre l’avantage sur ses ennemis (les flics sont bien évidemment de la fête).

Étant donné que Watch Dogs est avant tout un jeu en open world, il privilégie l’exploration : Aiden peut accéder à tout ce qui est visible à l’écran, les déplacements rapides étant facilités par la possibilité d’utiliser des véhicules. Sans surprise, les gunfights se nourrissent de quelques éléments vus dans les TPS – système de couverture principalement – pour assurer côté action, tout en profitant du soin apporté à la réalisation (tirer sur les pneus d’une voiture les dégonfle). Sur ce point purement technique, Watch Dogs arbore de jolies textures et des effets mirifiques.

Enfin, histoire de pousser cette notion de « société hyper connectée » encore plus loin, Ubisoft Montréal a pensé à une application compatible avec les appareils mobiles pour lier les joueurs entre eux. Pêle-mêle, elle offrira une carte détaillée et un récapitulatif de notre progression et de celle de nos amis (des challenges pourront être lancés via cette interface). En conclusion, Watch Dogs a tout pour être un gros hit, même si son ambition démesurée laissera peu de place à l’indulgence une fois la manette en main. Pour le moment, les inquiétudes sont écrasées par l’émerveillement.