Atari : disparition de la légende du jeu vidéo dans l’indifférence générale

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Pour les nombreux « petits jeunes » qui ne connaissent pas Atari, cette entreprise est le pionnier du loisir numérique en borne d’arcade et plus tard des premières consoles de jeu. En effet, Pong, premier jeu à envahir les salons, c’était Atari, tout comme les mythiques Pitfall, Centipède, Astéroids, Lunar Lander, Tempest, Gauntlet et tant d’autres. Atari c’était aussi la société française Infogrames avec des titres entrés au Panthéon du jeu .

Dans les années 90, Atari se lance dans la construction de consoles avec la Lynx ou le Falcon qui seront malheureusement des échecs commerciaux et affaibliront considérablement la société. Malheureusement, dans les années 2000, l’entreprise se satisfait de son catalogue riche et n’innove plus, sortant de temps en temps des compilations de jeux rétro sur les nouvelles consoles ou les plateformes de téléchargement.

Lâchée par son principal actionnaire, BluBay, l’entreprise Atari SA (anciennement Infogrames SA) a annoncé mardi dernier son dépôt de bilan. En effet, BlueBay, qui détient 29% du capital de l’entreprise et de ses droits de vote, a signifié à la direction la cession de sa participation dans Atari et qu’il ne continuerait pas à la soutenir.

Dans son communiqué, Atari annonce avoir « cruellement manqué des moyens nécessaires au développement de son activité » malgré avoir pu « enregistrer un résultat opérationnel courant positif en novembre 2010 et décembre 2011 et avoir réduit son passif et ses engagements hors bilan d’environ 130 millions d’euros ». La société a aussi demandé que sa capitalisation boursière soit suspendue à la Bourse de Paris, ce qui a été fait lundi dernier.

Les affaires THQ et GAME, bien plus médiatiques, avaient caché les déboires d’Atari qui disparaîtra malheureusement du monde du jeu vidéo. Toutefois, l’ensemble de son catalogue lui survivra, car lors de la liquidation de l’entreprise les grands éditeurs seront là pour toucher l’héritage de la défunte et nous les ressortir de temps en temps, dans des opérations de retro gaming sur les plateformes de téléchargement.

Nous disons finalement et définitivement adieu à Atari, qui n’a malheureusement pas su profiter de son catalogue et du savoir-faire de leurs équipes.