Atari : une bouffée d’air pour l’entreprise française

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Atari

Voici une nouvelle rassurante pour Atari SA qui avait annoncé avoir déposé le bilan en janvier comme nous vous le rapportions. La société française, qui s’était placée sous protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, des tribunaux de commerce de Paris et du district sud de New York afin d’échapper à son principal créancier BlueBay qui souhaitait récupérer ses billes investies dans la société de jeu vidéo.

Après avoir eu vent des malheurs d’Atari, une holding appartenant à Frédéric Chesnais (ancien cadre-dirigeant d’Infogrames), Ker Ventures, s’est portée au secours des filiales américaines de l’entreprise avec l’aide du fonds américain Aldenen, apportant ainsi les 5,25 millions de dollars nécessaires à leur survie. Mr. Chenais devient donc le nouveau PDG d’Atari et a déclaré :

Quand j’ai eu connaissance de la situation, je n’ai pas hésité une seconde.

Ker Ventures va racheter à BlueBay pour la modique somme de 400 euros 25,23% du capital d’Atari SA, ainsi que certaines obligations remboursables en action ou en numéraire, quant à Adlen, le fonds reprend la dette de 21 millions d’euros due à BlueBay, et met à la disposition des filiales américaines « un financement de 5 millions de dollars », approuvé par le tribunal des faillites américain.

Pour finir, grâce à ces deux nouveaux investisseurs, Atari et Atari Europe SAS ont décidé de renoncer à la procédure de sauvegarde en France et espèrent que la cotation de ses actifs reprendra à la Bourse de Paris dans les quatre à six semaines suivant la publication du bilan financier du troisième trimestre clos le 31 décembre dernier.

Même si Atari retrouve un peu d’air frais afin de voir son avenir s’éclaircir, l’entreprise n’est pas encore sortie d’affaire et son nouveau PDG reste lucide quant au travail qui lui reste à accomplir :

Malgré l’arrivée de nouveaux actionnaires et soutiens financiers, Atari se trouve dans une situation délicate et complexe, et je suis conscient qu’il ne reste que quelques semaines pour tenter de remettre l’entreprise sur les rails.

Croisons les doigts pour qu’Atari reprenne du poil de la bête et que l’entreprise se sorte de cette mauvaise passe.