TEST – Anarchy Reigns : le chaos, c’est maintenant

Anarchy Reigns : édition Day One annoncée
14 juillet 2015
Dead or Alive 5 Ultimate confirmé pour l’Occident avec des captures
14 juillet 2015

Anarchy Reigns prend place dans un monde en pleine déliquescence, où l’humain n’est plus totalement ce qu’il était, remplaçant ses membres par des implants robotiques suite à une contamination par les déchets toxiques, nourrissons laissés par les guerres entre les Superpuissances. Comme dans Vanquish, lui aussi développé par PlatinumGames, tout est question du pouvoir et de celui ou ceux qui le détiennent.

À ce titre, plus personne ne sait vraiment où la gouvernance se cache et les chasseurs de prime sans foi ni loi ont vu leur nombre exploser à vitesse grand V. Jack Cayman, rescapé de MadWorld (exclusivité Wii), en fait partie. En véritable mercenaire, il traque un dénommé Maximilian Caxton, alors que sa tête n’est même pas mise à prix. Le hic, c’est que le BPS (Bureau of Public Safety), sorte de police du chaos, est également sur le coup. La raison est évidente : Max est un ancien de la maison, et il a pété un plomb… Le chassé-croisé peut commencer, les deux camps vont se livrer une course contre la montre. Mais des retournements de situation sont à prévoir…

Ce qu’Anarchy Reigns perd en surprise, il le gagne en character design.

Si le scénario d’Anarchy Reigns ne restera pas dans les annales, il n’est pas vraiment là pour cela. Une fois encore, PlatinumGames raconte les stigmates de la Guerre Froide en confrontant des héritiers soviétiques aux occidentaux (Vanquish…), en criblant son histoire de références (Le Cinquième Élément, Metal Gear Solid – tiens, tiens – pour la clope…). Pour autant, les nombreuses cinématiques permettent de s’attaquer quelque peu aux personnages, lesquels sont plus touchants qu’il n’y paraît. Car derrière ces brutes épaisses gonflées au métal, des cœurs, des vrais, se cachent, qu’ils soient mûs par un amour familial ou des sentiments amicaux.

Côté pitch, ce qu’Anarchy Reigns perd en surprise, il le gagne en character design. Tous les protagonistes ou presque bénéficient d’une personnalité qui leur est propre. La principale incidence se trouve dans le charisme de ceux que les héros sont amenés à rencontrer. Ils peuvent être barjos, chefs de gangs, porcins, femmes fatales… Qu’importe, ils sont tous logés à la même enseigne. De ce point de vue-là, le beat them all de PG est une réussite et confirme que le studio sait se doter d’un casting. Ce n’était pas forcément le cas auparavant, à l’exception de Bayonetta, notre sorcière bien-aimée.